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Les U8-U9 du CS Plédran à l'avenir tout tracé

6 juin 2019 - 00:35

Ce ne sont pas des circonstances météorologiques qui ont conduit à rédiger ce Turlututu ô combien mérité. Mais pourtant, c’était un temps à ne pas mettre un enfant en dehors d’une maison fraiche. Quel temps ce Samedi 1er Juin. 30 degrés à l’ombre !!! Un truc de fou qu’on n’avait pas vu depuis bien longtemps dans notre Bretagne humide.

Lorsqu’on parle du temps terrible en Côtes d’Armor, on sait à peu près de quoi on parle : tempête de grèle, vents de 120 km/h, le froid de canard, les flaques d’eau à plus pied… On aurait presque préféré.

Le Turlututu met en avant « Pour l’éternité », dans le couloir des légendes d’Horizon, les exploits de toutes les équipes du CSP, et les moments forts qui marquent les mémoires mais aussi la philosophie du Club Sportif Plédranais. Alors que s’est il bien passé pour que ce chaud et étouffant samedi soit mémorable ?

Tout a un début. Et pour ces enfants nés en 2010 et 2011, la case départ de leur carrière de footballeur sera dans le club de leur commune. Plédran marque ses habitants car elle a plus d’un tour dans son sac pour combler de joie sa population. Un bois splendide, la nature à l’état brut, ses écoles, ses commerces, ses associations… et son CSP !

La base de l’école de foot a toujours reposé sur la participation des parents à l’éducation footballistique… mais pas que. Comme l’indique le dernier article du District de Football des Côtes d’Armor, Plédran se veut un club irréprochable sur le comportement de ses joueurs. Alors rien de tel qu’un bon papa pour répandre la bonne parole, les mots justes.

Génération après génération, les enfants de Plédran génèrent leurs lots de « Papa-éducateurs ». Pour une journée, pour une demi-saison ou une saison complète… parfois même pour une vie !

Parfois, les papas ne savent pas toujours comment s’y prendre. Avoir joué longtemps et à un bon niveau aide pour donner le mot juste au bon moment pour que l’enfant progresse techniquement et tactiquement. On fait comme on peut. Et parfois, le hasard met dans la même catégorie un escadron de papas impliqués. Et on peut dire que les Plédranais de 2010 et 2011 sont plutôt vernis.

Thomas Blin, Guillaume Arnould, Maxime Pasquier, Christophe Diougoan, Cédric Desanneaux et Jean Philippe Le Bras s’occupent remarquablement de leurs petits. Et le succès s’est vu très vite. L’engouement des inscriptions de cette saison 2018-19 n’est pas du qu’à la récente coupe du monde. Quand les enfants se passent le mot et que les parents voient la qualité de l’encadrement, on comprend largement le nombre impressionnant d’inscrits en Septembre. Si important qu’il a fallu s’organiser, et parfois faire des choix. Rien n’est simple quand on veut donner le maximum.

Alors la saison s’est passée. Les progrès se sont empilés. On se dit qu’on tient une bonne génération. Tout simplement… Mais pourquoi plus celle-ci plus qu’une autre au mur des légendes du couloir sous la tribune d’Horizon. Ce long couloir qui conduit les joueurs de tous âges vers les vestiaires mythiques du CSP. Ce couloir où l’on se remémore. Ce couloir des exemples à suivre. Ce couloir qui donne envie de réussir pour s’y retrouver un jour.

Le football est un sport simple. Un simple jeu de passe pour faire passer un ballon entre 2 poteaux et une barre transversale. Pour un non initié, c’est en apparence ce qu’on peut se dire. Mais chacun sait le temps et la patience pour faire comprendre le subtilités de ce sport. Arriver à une maturité physique, technique et tactique ne s’acquiert pas un un an. Ni en 2. Rarement à 3. Mais cette année, au CSP, on a vu des enfants bien murs au bout de 4 ans de foot dans les pattes.

Comment est ce possible ? Y aurait il un secret à la maternité du coin ? La viande de notre boucher aurait elle des vertus pour mieux faire grandir nos enfants ? Une source magique ferait elle couler une eau miraculeuse ?

Il faut voir les choses de façons plus… terre à terre : un staff comme celui des U8 et U9 ne pouvait arriver à autre chose qu’un franc succès.

Et l’exemple de ce 1er Juin sert justement à démontrer le savoir-faire de nos coachs.

Depuis quelques semaines, les éducateurs n’hésitent pas à envoyer les enfants se confronter aux autres clubs pour les tournois de fin de saison. Jusque là rien de surprenant. Mais à voir les équipes formées, on ressent qu’aucun favoritisme n’est fait. Les niveaux sont mélangés pour ne mettre personne de coté. Le sélection est bannie à Plédran. A cet âge, on apprend le respect de son partenaire. S’il est moins fort, on l’aide. S’il est plus fort, on ne lui laisse pas tout faire. C’est ça la cohésion d’une équipe. Personne n’est mis sur un piédestal, tout le monde est invité à la fête.  

On l’a récemment vu avec l’équipe de France, quand une équipe est unie et que tout le monde tire dans le même sens, on réalise des prouesses.

Les U8 et U9 ont grandi comme cela cette année…

Ok… Mais alors pourquoi un tel hommage ?

… tout simplement parce que l’excellence s’est vu sur un résultat. Et dans le foot, quoiqu’on puisse dire, quels que soient l’équipe et le niveau où elle joue, c’est avec une victoire qu’on vibre le plus. Un an sur 2, les jeunes de l’école de foot se retrouvent en situation d’apprentissage quand ils jouent contre des enfants un an plus vieux. Et un an sur 2 on est en situation de réussite lorsqu’on a souvent 1 de plus que ses adversaires. De U6 à U19, c’est la règle. Le foot se jouant à 11 contre 11, il est difficile de faire des équipes complètes sur une seule année d’âge.

Ce Dimanche 1er Juin 2019, les éducateurs n’ont justement pas assez d’enfants à leur disposition pour former le nombre d’équipes prévues aux tournoi d’Uzel et de Plérin. Le temps ensoleillé met les familles en week end à la plage. C’est le pont de l’ascension, et beaucoup prennent la route pour changer un peu d’air.

Un choix doit être fait : une équipe ne pourra se déplacer à Uzel… ce qui laisse sur le carreau quelques enfants bien présents. Et comme il est difficile de contenter tout le monde, la coach doivent trancher. 13 enfants seront emmenés au tournoi du Roselier à Plérin. Antoine Le Floch-CHaulagier, Evan Vanderriele, Mickael Rodriguez Lima, Alexis Quero, Mathis Baudouard, Yanis Benoit et Aaron Diougoan formeront l’équipe U8. Raphael Teffo, Loukas Arnould, Mylann Blin, Malo Le Bras, Lilian Talagas et Loan Monteville composent l’équipe U9.

Après un bon tournoi de Langueux le Jeudi de l’ascension, les U8 peuvent capitaliser. En continuant de jouer contre des joueurs plus âgés, et en leur faisant mordre la poussière, les enfants prennent conscience de leur potentiel. Le tournoi de Plérin sera encore pour eux une réussite. 3 victoires et seulement 3 défaites pour ce groupe discipliné, sérieux, impliqué. Les parents sont nombreux autour du terrain. Mais surtout…

Mais surtout…

… c’est le festival des coachs. Formant une équipes soudée, les 4 éducateurs présent quadrillent le terrain. Sur l’aile droite Maxime Pasquier encourage les efforts. Derrière ses buts, Guillaume Arnould replace sa défense, Derrière les buts adverses, Chris’ Dioug’ indique d’un œil ou du doigt le bon chemin pour mettre l’adversaire à défaut. Enfin sur l’aile gauche, près des glacières et des parents attentifs, Thomas Blin effectue les changements et gère l’équipe au repos. 4 angles de terrain, 4 coachs, une parole !

Aucun des éducateurs ne marche sur les plate bandes de l’autre. On n’a pas besoin de lever le ton pour être entendu car les enfants sont on-ne-peut-plus attentifs. Ils se savent surveillés et bien surveillés. Ce n’est pas une prison ou un régiment d’armée. L’enfant s’exprime librement et s’épanouit. Mais on guette le coup de fatigue, la suffisance, le découragement, et la phrase juste au bon moment relance celui qui fléchit.

Une osmose entre 2 équipes et un staff proche de la perfection.

Comment cela se traduit il pour l’équipe U9 ? Très simple : une DÉ-MON-STRA-TION !!!

7 matchs, 7 victoires, 23 buts marqués pour seulement 3 buts encaissés. Visez la moyenne : 0.4 but encaissé par match (énorme !), plus de 3 buts marqués par matchs (quelle régularité !).

Si toutes les équipes du CSP avaient eu les même stats cette saison, il y aurait eu des champions à tous les niveaux !

Les scores : 2-1 contre le Goelo, 3-0 contre Plérin, 8-1 contre Plélo, 2-0 contre Plaintel, 2-0 contre Langueux, 3-0 contre Trégueux.

Un grand chelem qui devait avoir son match référence. En milieu de journée, les blancs et bleus défiaient l’AS Ginglin Cesson. On sait la qualité de la formation dans ce club de la banlieue de St Brieuc qui brille chaque saison depuis des années et des années.

Alors quand on affronte les jaunes et noirs, on s’applique et on donne le max. Et sur ce coup, la maitrise Plédranaise a fait craquer les Ginglinais. Tellement craquer qu’on a vu des énervements intolérable dans le camp des vaincus. Une triste façon de finir un match : pas loin de la bagarre, en tout cas pas dans la sérénité. Mais les Plédranais repartaient avec un 3-1 dans la poche et la tête haute car irréprochables sur l’état d’esprit.

Le fond de jeu est limpide. Le ballon tourne. Les solutions sont données. On joue la tête levée. Si la ballon vient sur le mauvais pied, on tente et on réussi. On joue simple et on sait que le ballon ira toujours plus vite que le bonhomme ! Et quand on défend, on avance. Le pied est ferme. Le placement est juste. Une DÉ-MON-STRA-TION !!!

Match après match, cette équipe U9 a démontré, validé la voie prise par le staff depuis des mois : pas d’énervement, beaucoup d’attention, de l’exigence, et de la qualité. La presse ne s’y trompe pas et salue le parcours de Plédran. Les récompenses font plaisir aux jeunes. Mais on sait leur garder la tête froide. Ils se remettront au travail au mois de septembre. Ils connaissent la bonne recette. Ils sauront qu’on les guide parfaitement, et c’est drôlement rassurant.

Bien sur, on regrette que le groupe se disperse avec quelques envie d’ailleurs… mais le CSP est confiant : partir, c’est parfois pour mieux revenir. Les enfants savent d’où ils viennent. Et ce qu’ils ont vécu au club depuis 3 ou 4 saisons, personne ne leur enlèvera.

Pour eux le chemin est tout tracé.

Des bons enfants, un super staff : c’est la génération montante du CSP. Rendez vous dans quelques années pour vérifier cette prédilection… assez simple à faire !

VIVE LE CSP !!!

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