CS PLEDRAN : site officiel du club de foot de PLEDRAN - footeo

CSP TURLUTUTU : le multiplex du 20 mai 2018 et le maintien en R2

21 mai 2018 - 23:11

Quelle saison !

Quel aventure !

Quel suspens !

Que de souvenirs et de leçons !

 

La saison 2017-18 se termine en beauté. La règle du Turlututu est simple : la mise en avant d'un évènement ou d'une performance lors de chaque saison QUI RESTERA GRAVÉE DANS NOS MÉMOIRES POUR L'ÉTERNITÉ !

Nous venons de rendre hommage à la formation Plédranaise et aux U18 d'Alex Aragon champion de D1 et qui accèdent à la ligue... encore une fois.

Mais ce que nous avons vécu avec l'équipe A mérite sans nul doute un très beau Turlututu.

Un championnat c'est long.

Tout commence à Uzel. En ce 3 septembre 2017 la A arrache la victoire dans les dernières minutes grâce à un déboulé de Pierre Le Manchec coté droit qui dépose le ballon sur le pied de Marco Le Page qui crucifie le gardien. Le fidèle Sebastien Guillet avait ouvert le score d'une splendide bicyclette. La saison est parfaitement lancée. On pense que Plédran luttera pour le titre de champion.

La victoire 5-1 face à Plérin la semaine suivante le prouve. Le bloc défensif est solide. L'attaque est en feu. Tous les voyants sont au vert.

Et en coupe, tout passe. Les tirages plutot favorable et des prestations sérieuses permettent de jouer un 7e tour mémorable à Fred Aubert contre le Stade Brestois 29.

Mais la coupe occupe l'esprit. Et avant cette fameuse rencontre contre brest, Plédran va perdre 3 fois contre Rostrenen, Plaintel et le COB. 3 équipes tout à fait à la portée des blancs et Bleus. C'est la plus mauvaise série : 3 défaites en 4 matchs (victoire entre temps contre St Martin des Champs à Horizon)

La coupe, statistiquement parlant, n'a pas fait de mal après le 7e tour, mais avant.

Une semaine après le 7e tour à Fred Aubert, Plédran à l'obligation de se relever. Mais la A recoit le leader Paimpol. Pas simple. Mais à l'impossible le Plédranais n'est pas tenu. La seule défaite que connaitra le futur champion Paimpol se fera à Horizon. La A du CSP fait son meilleur match de la saison avec du coeur, de l'envie et du talent.

Néanmoins, faire une montée avec 3 défaites est assez rare. Certains ont pu penser après la fameuse défaite contre le COB que le titre était inaccessible. Mais les joueurs sur la pelouse contre Paimpol y croient encore. Et ils vont à Bégard la semaine suivante pour un match qui peut tout relancer. La composition d'équipe doit être chamboulée pour quelques blessures. Le CSP est méconnaissable et prend une leçon de football en perdant 2-0.

Cette fois ci : c'est sans doute fini pour le titre. Mais peut être pas pour l'accession car les 2 meilleurs 2e des groupes de R2 accèdreont à la R1 (en l'occurrence ce sera le CS Bégard qui montera avec Paimpol).

Alors les p'tits blancs s'accrochent et vont chez un autre gros : Morlaix. Là bas, ils joueront sur un terrain qui ressemble plus à une mare aux canards. Une expulsion injustifiée de Cédric Videment nous réduit à 10. Flo Baron multiplie les parades, mais c'est bien Plédran qui aura 3 balles de matchs dans les 10 dernières minutes. Match nul finalement 1-1 qui n'arrange pas nos affaires. Et puis on reçoit Graces qui se résout à la descente. La victoire 2-1 relance Plédran... en apparence !

2018 commencera par un match amical à Plaintel remporté 3-0 brillament. On se dit que la machine à gagné est repartie. Un nouveau petit jeune prometteur arrive au mercato : Mehdi El Kessi, 18 ans. Mais l'attaquant expérimenté Mathieu Guillo se blesse gravement : fin de saison pour lui.

2 défaites contre Quessoy et contre Plérin.

Et c'est sans doute à Plérin que s'écrit le scénario incroyable de cette fin de saison.

En effet, tout les monde voit les Plérinais accompagner Rostrenen et Graces en R3. Plérin est à 6 points de Plédran et peut être mis à 9. Il n'en sera rien : l'équipe des Rambo père et fils nous infligera un 4-1 assez logique.

ET PLÉDRAN PREND PEUR. Le jeu des matchs en retard permet au CSP de ne pas être relégable. Mais c'est artificiel.

Les temps sont durs. Il faut se serrer les coudes. Le coach Toutain sent qu'il faut être très rigoureux. Alors il prend des décisions et compose une équipe autour de joueurs impliqués, soudés, souvent jeunes mais talentueux. Autour du capitaine Alex Nalepa, Flo Baron est toujours le solide gardien du CSP. La défense passe à 5 avec l'irremplaçable Cédric Videment dans l'axe et Maxime Audrain l'espoir du club devenu précieux leader. Sur les cotés, les 2 pistons sont Benoit Grillon et Etienne Chapin. Mais Etienne va se blesser gravement (lui aussi) au menisque, nécessitant une opération et une longue rééducation. Il sera remplacé par Romain Treillaud et ponctuellement par le U19 Mathieu Quintin. Au milieu on retrouve souvent Sebastien Guillet, Sebastien Morvan, Mehdi El Kessi ou encore Alexandre Aragon et la jeune garde Basil Morin et Sven Le Gall. Nos 3 flèches en attaque Sont Julien Séhercule, Pierre Le Manchec et le revenant Tommy Philippe.

2 victoires coup sur coup redonnent espoir : à Vignoc en coupe grace à un but de renard de Julien Séhercule et à domicile contre Rostrenen qui perd toute illusion de maintien ce jour là. Il reste 7 matchs à jouer. On a 6 victoires. Les statisticiens disent souvent qu'avec 7 victoires et quelques nuls on est sauvé... 1 victoire encore ! c'est rien en 7 matchs.

Le parcours du combattants commence à St Matin des Champs. On est vraiment tout prêt de l'emporter. Mais on fait match nul 3-3. On recoit Uzel et Plaintel sur le synthétique. Et à chaque fois c'est pareil : un match maitrisé mais qui se finit par un nul à chaque fois. C'est quoi ce délire !!! il nous faut 1 victoire, une seule, et ça passe. Pendant ce temps là, nos adversaires pour le maintien engrangent les points. Mais on a encore 5 matchs. On va au cob, mais tout le monde reste muet : match nul 0-0.

Meme en coupe on n'arrive pas à tuer les matchs : on mène 1-0 contre la TA de Rennes, mais on se fait égaliser à la dernière minute pour se faire battre ensuite aux pénos.

La chance n'est vraiment pas avec la jeune équipe Plédranaise. La baraka continue : on se déplace chez le leader Paimpol. On fait figure de bête noire puisqu'on les a battu à l'aller. On tient l'exploit du 0-0 avec une équipe encore plus jeune que d'habitude. Mais patatra : Paimpol marque dans les arrêts de jeu.

L'équipe a du coeur, de l'envie, de la rigueur, de l'assiduité aux entrainements, du talents... mais elle n'a pas de pot !

Quand ce n'est pas le but tout fait qui est raté, c'est la petite boulette venue d'ailleurs qui nous condamne derrière. Quand ça veut pas, ça veut pas.

Bégard arrive. Ils sont second et très solides. On mène grace à un but plein de rage de Benoit Grillon, mais le triste sort est encore là. On perd encore alors qu'on mérite beaucoup mieux. Alors on se dit que c'est la mauvaise année. Il reste 2 matchs. Plédran est passé relégable. Pour s'en sortir, il faut battre Morlaix et attendre le faux pas des autres. Plérin sera battu contre toute attente à Rostrenen qui est sûr de descendre, mais on ne fait pas mieux qu'un match nul 0-0. Sebastien Morvan a la balle de match, mais il rate son geste. Il s'en voudra, lui l'homme providentiel qui marqua un but en or à Bodilis au 6e tour. Lui qui qualifia les siens l'an passé en coupe à Plaintel.

TOUT SE JOUERA DONC A GRACES.

Et c'est ce match qui sera le point d'orgue du second turlututu 2018.

Il fait chaud à Graces ce dimanche 20 mai. L'atmosphère est très singulière. Les 2 coachs Toutain et Méril jouent leur dernière parties avec leurs équipes qu'ils ont porté si haut... mais qui, cette saison, n'en finissent plus de tomber. La fin de 2 cycles pour ces hommes qui s'apprécient.

Cette dernière journée de championnat de R2 va se jouer comme celle de ligue 1 la veille. Vous savez ? Le multiplex où tous les matchs se jouent en meme temps... mais si !!!! quand il y a la petite musique qui retenti à chaque but. La petite musique qui fait "Tutututu - turlututu !"

Et bien ce dimanche, c'est le portable de Jean Paul Ramel qui servira de fil rouge pour animer les débats. Jean Paul, en bon organisateur, a envoyé un émissaire au stade Marcel Gouedard de Plérin, et a une combine pour le score de Rostrenen - COB.

Car en effet, Plédran n'a pas son sort entre ses mains. Il faut que Plérin ou le COB trébuche. Mais il faut aussi gagné... et on n'y arrive plus depuis LE 18 FEVRIER !!! 3 mois sans la gagne !

Le match se joue sur un terrain en piteux état. La pluie de l'hiver a laissé ses cabosses et autres ornières. Et la sécheresse de mai les a transformé en jeu de flipper : attention aux faux rebonds.

Le jeu pratiqué n'est pas très beau. Il faut s'en remettre aux dribbles et aux frappes.

14e minute de jeu : nos U19 font la diff'. Mehdi et Pierre n'ont pas été très heureux depuis quelques temps. Surtout sur leur pénaltys. Mais les jeunes apprennent, et leur talent crèvent les yeux. Mehdi crochète son vis à vis coté gauche à l'angle de la surface. Il voit Pierre faire le bon appel plein axe face au gardien. Le centre de Mehdi, plein de conviction, et fort et enroulé. Le ballon n'en fini plus de tourner. Pierre est dans les 6 mêtres mais il est court. Le gardien ne peut intervenir car le ballon est fort. Pierre tend la jambe mais hélas il est trop court... MAIS NON : heureusement (!!!) il est trop court et le ballon finit sa course dans le petit filet. La chance tourne ! Le public Plédranais venu nombreux laisse éclater sa joie.

Et Jean Paul Ramel reçoit son premier coup de fil : Christian Bogard vient de lui annoncer que Plérin est mené 1 à 0 par St Martin des Champs qui est motivé pour finir 3e et devant son voisin Morlaisien.

Le scénario idéal.

Grâces subit le jeu. Le milieu Plédranais ratisse un max de ballon. Seb Guillet est au four et au moulin. L'équipe de copain reste unie dans la défaite, et est forte dans la victoire. Les blancs maitrisent leur sujet.

Une 2e paire de joueur va alors sceller le score de la rencontre-couperet : les copains Alex Le Ho et Sebastien Morvan. Ils ont commencé le foot ensemble à St Maurice et au Heussard. C'est le Turlututu numéro 5 : la génération 94-95 !!!

Et ils sont là encore pour le bien de leur club chéri.

Alex joue le role de maitre artificier qu'il affectionne tant avec sa belle pate droite. Le coup franc obtenu à 25 mêtres sur la droite l'oblige à trouver une tête ou un pied. Sa frappe est aussi subtile que vicieuse. Elle rebondit sur la ligne des 6 metres, devant le nez de Julien Séhercule qui ne peut reprendre. L'attaque Plédranais est rentrée dans la surface comme pour violer la défense Gracieuse. En force. Déterminer. Et c'est Seb Morvan, en excellent renard des surfaces qu'il est, qui pousse la balle derrière la ligne du but malgré la parade du gardien.

Le break est fait. Et à Plérin aussi : le téléphone de Jean Paul n'est pas de la même marque que celui du président Jean Luc Moriceau qui donna l'accession en DSR 5 ans plus tot. Il est nettement plus rudimentaire. Mais il est tout aussi efficace. Jean Paul reçoit l'appel providentiel. Plérin est mené 2 à 0. La mi temps est sifflée. Les joueurs peuvent se désaltérer dans les vestiaires, et les supporters à la buvette pris d'assaut.  On y croit. Jeremy avait fait un speach vibrant dans le vestiaire avant la rencontre. Il a allumé la flamme de l'espoir chez ses joueurs qui l'ont cru (comme toujours).

La 2e mi temps sera plus longue que la 1ere. Elle fera 45 minutes aussi. Mais elles seront beaucoup plus longues celles là. La main droite de Jean paul est moite comme son téléphone.

Il reste 10 minutes, et Plérin ramène le score à 2-1. Attention au cauchemar. Sur la terrain de Graces, 13 joueurs blancs se dépouillent tour à tour. Ils ont chauds. Les jambes tremblent et ne font pas toujours le bon geste pour la frappe ou la dernière passe. Le 3e but ne viendra pas. Mais le boulot est fait.

A jean Paul de faire le reste.

On revit vraiment le scénario de Dinard 2013 (Turlututu n° 11).

Le public sent que c'est bon. Plérin va perdre c'est sûr. Mais, alors qu'il ne reste que quelques secondes de jeu à Graces, Plérin égalise. C'est le scénario cata... qui a failli se jouer

ET NOUS ARRIVONS A LA GRANDE LECON DE CE MAINTIEN : les 3 équipes sont à égalité. Le COB, Plédran et Plérin ont le même nombre de points. Mais les points de pénalités perdu par plérin pour les cartons rouges fera la différence. Plédran et le COB sont sauvés. Plérin, malgré une 2e partie de championnat incroyable descend. On a eu vraiment chaud. Ca ne s'est joué à rien.

Les Plédranais sont récompensés de leur pugnacité. La présence aux entrainements a payé. La fidélité aux principes de base du foot payent souvent. On joue comme on s'entraine.

Qu'elle était dure cette dernière saison de Jeremy Toutain. Il a douté, presque perdu espoir par moment. Mais comme ses joueurs il y a cru jusqu'à la 93e minute. Jeremy quitte Plédran la tête haute. 

Qu'elle était dure cette saison 2017-18 pour le président Moriceau. Toujours derrière ses joueurs, préparant l'avenir, prenant les décision difficiles mais nécessaires.

Qu'elle était dure cette saison pour les équipes B et C. La B descend, mais elle remontera. Enfin la C, faisant front à tous les problèmes qu'une C peut rencontrer, finira à bon port en évitant la relégation pour faute d'effectif. Les hommes de Vincent Le Bail s'offriront même le luxe de ne pas perdre leur dernier match à 8 joueurs contre 13 (2-2).

Qu'elle est belle finalement cette saison 2017-18. Le scénario est incroyable. On était donné morts. On est toujours vivants. Et bien vivants. Une nouvelle ère s'ouvre.

La qualité de nos joueurs laissent à penser légitimement que les succès continueront de s'empiler.

CAR PLÉDRAN EST UN GRAND CLUB. ALLEZ VOIR LE COULOIR DES VESTIAIRES POUR CEUX QUI DOUTENT.

Car oui, en cette fin de saison usante, il faut aussi se rafraichir les idées. L'histoire de Plédran est toujours en marche. Elle ne s'arrêtera jamais.

VIVE LES JEUNES JOUEURS DU CSP

VIVES LES MOINS JEUNES JOUEURS DU CSP

 

L'AVENIR LEUR APPARTIENT

 

ALLEZ PLÉDRAN !!!

Commentaires

+