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CSP TURLUTUTU : la philosophie de la C selon Jean Marc

26 avril 2018 - 20:00

17e Turlututu

Nous avons évoqué quasiment toutes les catégories dans les Turlututu.

Nous avons salué un grand nombre de performances réalisées par nos joueurs de tous ages et de toutes générations.

Mais on n'a pas encore parlé de la C !

 

Comment peut on évaluer la performance d'une équipe C ?

Qu'est on en droit d'attendre de la C ?

Qu'y cherchent les joueurs qui y évoluent ?

Le résultat de la C ne se compte-t-il qu'en points au classement ?

 

Nous savons tous qu'il est très compliqué d'obtenir des résultats pour une équipe B car elle est tributaire de la A et donc les compositions d'équipe changent sans cesse...

Alors pour une C c'est encore pire

 

Et puis la C ne joue pas de coupe puisque seule l'équipe B peut participer au challenge du district.

 

On peut le voir cette année encore, tenir une équipe C n'est vraiment pas simple. Trouver l'alchimie entre les attentes de chaque joueur, en fonction de qualités très hétérogènes, tient presque du miracle

 

Ce miracle, Jean Marc Barbé l'a fait pendant près de 10 ans au CSP.

Le dernier Turlututu évoquait la génération du papa de Jean Marc (Pierre) qui alliait plaisir et éxigence. Et bien cette philosophie, Jean Marc en a fait celle de sa C. Et il a largement atteint ses objectifs.

 

En 1999, Jean Marc (alias Gino) prend en charge la C du CSP. Il prend la suite de Dominique Le Ho et de Joel Taillard.

Les succès du club durant les années 94-95-96 a maintenu une super ambiance dans toutes les catégories.

Malgré tout, il apporte son énergie pour donner un souffle nouveau à la réserve de la réserve.

En cette même année 1999, Jean Paul Ramel prend en charge l'équipe B.

Le club est ambitieux et veut des résultats à tous les étages.

Et c'est ce qui motive d'abord Jean Marc. Permettre aux joueurs de A ou de B en phase de reprise, ou victime du turn over, de trouver en C des matchs à enjeux et un niveau de jeu très convenable.

Et ça marche.

Une des grandes raisons, c'est que Jean Marc a dans son équipe une solide ossature de 5-6 joueurs sur toutes les lignes

Sebastien Jacq et Raphael Le Masson sont très souvent en défense. Jean Marc anime souvent son milieu de terrain. Et devant, il a recruté ses 2 potes Erwan Heitz (rencontré à l'armée) et Christian Martinet (marié à la cousine de Gino) (le CSP : la faaamiiiille !)

Dans les buts, on a souvent eu 2 gardiens : Nicolas Haguet (alias Looping) et Olivier Gauvry. Mais d'autres gardiens sont passés par là comme Christophe Millet, Erwan Helliet ou Christophe Le Cozler.

En défense Paul Gilles Posemé a souvent été associé dans l'axe au roc Seb Jacq (capitaine). Sur la droite, Raphael Le Masson et ses 2 pieds magiques. Coté gauche c'était la rigueur et l'intendance avec Stéphane Tanguy (les maillot, le casse croute ET la gnaque).

Dans le milieu, Jean Marc allignait souvent les 2 magiques Jérome (Durand et Bréhélin), Emmanuel Hinault et son abatage, l'energique David Cholet ou le grand espoir du CSP au poste de numéro 10 Jean Philippe Pellan.

Et puis devant, il y avait un trio de feu : Erwan Heitz à gauche et Christian Martinet à droite allimentaient en caviar le sérial buteur Patrice Le Priol.

Durant quelques années, ces trois là marquaient ou faisaient marquer à chaque match.

Puis, quelques années plus tard, une joli doublette a pris la suite. Peut être n peu moins talentueus, mais avec de l'envie et de la fougue : les potes Sylvain Le Boulanger et Frederic Bigot.

 

Comme les autres Turlututus, je dois évoquer un match important par son contexte ou son ambiance.

Mais pour la C, c'est plus compliqué car, comme je le disais, le résultat n'était pas une recherche systématique.

 

Alors voici une série de petites anecdotes qui évoquera des souvenirs ou en appellera d'autres.

 

Le 1er a comme sujet les conditions climatiques, l'état du terrain ET la règle du nombre de joueurs.

Le foot se pratique à 11 joueurs contre 11 joueurs. Mais la C de Plédran (comme d'autres équipe du district), en fonction des aléas, corrige le nombre à 10 voir 9

Et ce jour là, notre C commence à St Donan à 9. Jean Philippe Pellan, légèrement en retard (excusé !), arrive au bout de 15 minutes. Contre toute attente, Plédran ouvre la marque. Mais St Donan, coaché par un certain Gilles L'Hostis, égalise.

J'en vient aux conditions climatiques et au terrain. IL PLEUT COMME VACHE QUI PISSE, et sur le billard (!) de St Donan les flaques commencent à monter. Il ne reste plus que quelques minutes. Plédran est logiquement dominé par les rouges en supériorité numérique.

Contre attaque ! Le ballon part à gauche. Un centre déséspéré. Le ballon gicle devant le gardien qui ne peut se saisir de ce qui tient plus d'une savonnette que d'un ballon de foot.

Mais devant le but, il y a une énooooooorme flaque d'eau. Il ne manque plus que les canards.... et Jean Marc Barbé !

Jean Marc est trop court pour la prendre et il est serré par un défenseur.

N'écoutant que son courage, il plonge (c'est le cas de le dire) pousse le ballon derrière la ligne de but avec la défense locale qui a suivi.

Jean Marc sait qu'il a marqué mais n'arrive pas à se relever après cet effort et ce plongeon insensé.

Ce jour là, Jean Marc a failli mourrir noyé ! Vraiment !!!

Mais au lieu de ça, il repart avec son équipe et les 3 points de la victoire. Héroique.

 

La 2e anecdote, c'est un but. Pour rappeler que les joueurs de C, c'est aussi des joueurs de talent. On y voit des gestes improbables, mais quand ça marche, on s'en souvient toute sa vie... comme de la frappe des 40m de Sebastien Jacq à St Maurice contre l'AS St Julien.

Tout au feeling, l'entraineur joueur Barbé traverse le terrain balle au pied. Il sent passer dans son dos son beau frère Sebastien (la famille !). Petite talonade qui arrive pile dans la course de Seb. Le coup de pied et les cuisses du capitaine font le reste : un missile comme Seb en a le secret en pleine lucarne... dès 40m !!! Historique.

 

Enfin 3e anecdote : celle du dernier match de l'année. La tradition de certaines équipes en fin d'année est le tirage au chapeau. Les joueurs (et surtout les gardiens) adorent évoluer pour 1 match à un poste où ils ne sont pas du tout fait. Un peu comme un rêve qui devient réalité. L'arriere droit devient meneur de jeu, le gardien devient avant centre...

Et ce n'est pas le coach qui décide mais le tirage au sort.

Chacun tire un numéro référence à la place sur le terrain.

Et ce jour là, l'équipe C joue à St Brandan.

L'équipe C de Jean Marc garde tous les codes de la convivialité, mais aussi ceux de l'effort et du résultat.

Pas un joueur ne joue à son poste. Mais Jean Marc prépare quand même tout le monde pour rester sérieux. "Ici c'est pas une Kermesse !"

Résultat, une éclatante victoire 5 à 0.

Au retour, la satisfaction d'une saison bien terminée, toute l'équipe C de Jean Marc a rendez vous... chez Jean Marc !

Pour rompre avec le protocole, JM Barbé a décrété cet apéro de fin de saison chez lui au lieu de le faire au foyer.

La C sait donner au club son energie et sa folie, mais elle sait se faire plaisir en catiminie.

Tous les joueurs ayant joué au moins 1 match en C est invité. Ca en fait du monde !

Vers 19h, toute la troupe titubante se rend au foyer pour les traditionnelles grillades. Ce petit moment privilégié, ce huit clos, c'est aussi ce qui fait le charme de cette bande de copains. Souvent à 8 ou 10 aux entrainements. Initiateurs de repas le jeudi soir avec les joueurs des autres équipes (les moules frites, sandwiches, Tripe à la mode Caen, confit de canard ou Raclette... l'hygiène alimentaire avant tout les gars de la C !!!).

La fête dans un club vient souvent de la C !

 

Pour conclure ce très joli Turlututu de la C, il faut rendre 2 homages.

D'abord à toutes les équipes C du CS Plédran de toutes les générations. La C c'est le plaisir avant tout. Le partage. Et ça ne peut s'obtenir que si le sérieux et les résultats sont là

Et le 2e salut est pour cette génération de C entre 99 et 09 (je n'oublie pas le relais momentané pris par Patou Le Priol lorsque Gino ne pouvait être présent) qui terminé 2 fois 2e du classement de 2e divison (actuellement 3e), plusieurs fois 3e ou 4e, et rarement en proie au danger de la relégation.

 

L'éxigence.

Le plaisir.

La C, cette C, toutes les C méritaient ce Turlututu

 

Vive le CSP

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