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CSP TURLUTUTU : la génération Paul Gilles 1997-1998

9 avril 2018 - 21:08

12e épisode du CSP TURLUTUTU, chronique de l'histoire du club à travers toutes les catégories et toutes les générations.

 

Pour rappel, le CSP TURLUTUTU porte ce nom en mémoire de la chronique du Journaliste Didier Roustan qui avait fait une série sur TéléFoot dans les années 80 qui s'appelait "Te souviens-tu ... Rlututu ?"

 

Après avoir évoqué dans les 10e et 11e épisodes des montées en séniors, je reviens pour un temps sur la formation des jeunes au CSP... liée à cette même période glorieuse des montées.

 

Difficile de parler de formation de jeunes au CS Plédran sans parler de Paul Gilles Posemé.

Paul Gilles est bien connu des plédranais. Il a porté le maillot du CSP en tant que joueur au poste d'arrière central ou milieu de terrain. C'était un bon élément, fédérateur et bon esprit.

Paul Gilles est surtout réputé pour l'approche pédagogue qu'il a avec les jeunes qu'il a eu le plaisir d'encadrer.

Lorsqu'on discute avec Paul Gilles, il se souvient de chaque enfant, de chaque saison.

La mémoire, c'est l'âme.

Celles de Paul Gilles sont remarquables.

 

Mais quand on demande à cet éducateur hors pair avec quelle équipe il a eu le plus de plaisir, de résultat, de respect... il n'hésite pas une seconde en répondant celle née en 84-85-86

Peut être est ce un hasard : c'est en 1985 que son fils Damien est né. Et Damien fut encadré par son papa durant quasiment toute sa formation de footballeur.

Le CS Plédran (je me plais à le rappeler à chaque Turlututu) est avant tout une affaire familiale.

Mais réduire la réponse de Paul Gilles, sur la plus belle génération qu'il a eu entre ses mains, au seul fait que c'est celle de son gars serait se tromper lourdement.

Paul Gilles est un homme humble tout comme est le caractère de Damien.

Mais les faits donnent forcément raison à Paulo.

 

Dès l'école de foot, Paul Gilles sait qu'il a une ribambelle de joueurs de talent dans son effectif. Il le voit, il le sent. Ces gamins respirent le foot.

Mais les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances des enfants... j'ai bien dit des enfants !

Un gosse qui dispute un tournoi veut toujours être celui qui lève la coupe du vainqueur à la fin.

L'enfant en école de foot rêve de cela.

Pas Paul Gilles !!!

Même si la récompense lui fera toujours plaisir, son objectif est avant tout de bien faire jouer les enfants.

La qualité de chaque geste, la façon de se comporter sur et en dehors du terrain, les mouvements des équipes, la cohérence et la cohésion : dans tout cela Paul Gilles veut atteindre la perfection.

 

Le foot à 7 n'est pas pour lui une fin en soin. Le plus important c'est que son équipe soit performante au foot à 11. Personne ne vient mettre de la pression à Paulo quand il ne gagne pas un match en jeune. Il est en constante construction.

 

Pour la génération 84-85-86, l'acte fort de Paul Gilles sera de ne pas finir la catégorie de benjamin comme les autres. Il finit cette saison au foot à 11. En anticipant sur la chronologie des catégories, Paulo prend de l'avance et donne de la confiance à ses joueurs.

Il organise des matchs amicaux à 11. Les clubs les plus huppés du secteur répondent tous favorablement à son invitation car la vision de Paulo est admirée par les meilleurs. Le Stade Briochin, Ginglin ou Langueux sont heureux de trouver un inattendu adversaire à leur hauteur... et qui leur apporte en même temps des idées neuves.

 

1997, les joueurs passent en minimes (la catégorie à l'époque s'appelle moins de 13 ans mais est différente de celle des U13 actuelle, 1 an d'écart). Et là pas de surprise. Plédran balaye tout sur son passage.

Il y a 2 équipes dans la catégorie.

Mais les joueurs de l'équipe 2 ne sont pas forcément moins bons que ceux de l'équipe 1.

Paul Gilles est toujours dans la construction. Un joueur moins doué peut intégrer la 1 pour son progrès à un instant T, et un joueur plein de ballon peut jouer en 2 pour atteindre d'autres objectifs qui lui seront aussi indispensables pour devenir meilleur.

 

Cette équipe magique de la catégorie Minime, saison 97-98, avec des enfants nés pour la plupart en 85 était la suivante :

Dans les buts, on retrouvait Cédric Malapert. Pour le souvenir, c'est lui qui sera le gardien de but des séniors A le jour de l'accession en DSR en 2013... excusez du peu !

Sur le coté droit de la défense c'est souvent Jean Marie Amice qui officiait. Lui aussi est passé par les séniors A. A gauche, c'était Romain Le Moal. La charnière centrale était souvent constituée du duo Mathieu Lagré et Romuald Delabarre (qui partit jouer à Ginglin quelques temps avant de revenir au CSP). Mais d'autres joueurs intégraient le bloc défensif. Notamment Thomas Boinet (sur les traces de son Papa Claude), Samuel Redon (fils d'Yves alors responsable de l'école de foot), Damien Maignan, Frédéric Le Notre, David Terrien ou encore Gwendal Hervé.

Au milieu de terrain, en raison d'un nombre d'attaquants de qualité et d'adversaires qui jouaient souvent la défensive, Paul Gilles avait un milieu à 3 avec Cedric Urvoy (qui joua un peu en séniors A à une époque), Damien Posemé (sacré joueur de l'équipe A aussi) et Anthony Briend (buteur en 32e de finale de coupe de France face au PSG, qui partit à 14 ans jouer à Ginglin puis Lamballe et Langueux avant de revenir jouer à Plédran l'année de l'accession en DSR)

Et devant, il y avait une attaque de feu : à droite Ludovic Lavanant qu'on ne présente plus, à gauche Anthony Redon et dans l'axe le goaléador Alain Hinault (qui montra toutes ses qualité en 1ere avant son terrible accident... avant de montrer de nouveau ses qualités d'adjoint de Jeremy Toutain et l'aventure DSR). L'attaque type était complétée par un autre sacré futur joueur de l'équipe A : Alexandre Nalepa (qui décrocha ensuite en défense) héros et capitaine de la première durant des années. Parfois Vincent Gorin venait aussi mettre son grain de sel.

 

J'oublie probablement quelques noms. Ce n'est pas toujours facile de retrouver toutes les traces ou photos des catégories de jeunes. Merci de nous contacter si quelconque souvenir refaisait surface. Il n'est jamais trop tard pour l'intégrer à cette belle histoire.

 

Le jeu voulu par son chef d'orchestre et le talent de ses musiciens rendait les matchs de cette catégorie comme des symphonies. Tout était simple, limpide, efficace.

La catégorie 1985 est systématiquement montée en critérium départemental (maintenant R2) lors de sa 1e année. Et toujours facilement maintenu (parfois même dans les 1ers rôles) lorsqu'ils jouaient en tant que 2e année.

 

Vainqueurs du challenge de l'offensive en 1998 avec 134 buts marqués en championnat cette saison de montée avec aussi la meilleure défense.

Seule petite ombre au tableau : ne jamais avoir gagné la coupe départementale. La bête noire Loudéac menée par Mathieu Nunez (et son papa de coach) leur a constamment barré la route.

 

Pour conclure, il serait aussi injuste de n'attribuer tout le mérite qu'à Paul Gilles et ses joueurs.

Bien sur, ce sont les acteurs principaux.

Mais le rôle des autres encadrants n'est pas anecdotique.

Thierry Nalepa (papa d'Alexandre) a été le fidèle compagnon de Paulo durant toute cette série de montées et de victoires (la famille !!!). Yves Redon (papa d'Anthony et de Samuel) était souvent dans les parages. Jean Jacques Le Normand était l'indispensable coach de la B de ces catégories (permettant le lien avec Paul Gilles et l'intégralité de son groupe). Je n'oublierai pas Mr Terrien (papa de David), Daniel Morin, Jean Pierre Gorin ou encore Alain Eloy.

 

Le CS Plédran rend hommage à cette génération qui a donné de l'exemplarité et des résultats.

La formation du CSP a souvent révélé de belles générations.

Celle ci méritait un grand bravo et mille merci.

 

VIVE LE CSP !

 

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